Projeté dimanche 23 août 2026 devant le public d’Agoè et de ses environs, Sikavi, long métrage en langue éwé, entend mettre en lumière les réalités de l’entrepreneuriat, les difficultés liées à la réalisation des projets et la détermination nécessaire pour aller au bout de ses ambitions. Pour son producteur-réalisateur et co-scénariste, Oureya-Molla Ismaïl, cette œuvre porte également une conviction : le cinéma togolais peut trouver son public et permettre à ses acteurs d’en vivre.
Un film inspiré du vécu des Togolais.
À travers Sikavi, l’équipe de production entend raconter une histoire profondément ancrée dans les réalités locales. « Sikavi porte l’histoire du Togolais, que je connais en tout cas en partant de moi », explique Oureya-Molla Ismaïl. Au-delà de la fiction, le film aborde la question de l’entrepreneuriat et les obstacles auxquels sont confrontés ceux qui choisissent de créer et de construire leur propre activité. « C’est difficile d’entreprendre quelque chose, peu importe où l’on est, et dans ces difficultés, il y a le combat que l’on mène pour espérer un jour atteindre le sommet », souligne-t-il.
Vivre de son art, un pari assumé.
Pour l’équipe de Sikavi, le film constitue également une démonstration de la capacité des professionnels togolais à construire une véritable industrie cinématographique. « On fera en sorte que ce projet cinématographique prouve à tout le monde qu’on peut vivre du cinéma au Togo », affirme le producteur-réalisateur. Cette ambition rejoint celle des personnages du film : parvenir, malgré les difficultés, à vivre de ce que l’on entreprend. Le projet se veut ainsi à la fois une œuvre cinématographique et un message d’encouragement adressé aux entrepreneurs et aux créateurs.
Un public togolais au rendez-vous.
La mobilisation enregistrée lors de la projection d’Agoè constitue un signal encourageant pour le cinéma national. « Pour moi, c’était un pari et un pari gagné », se réjouit-il Mr OUREYA-MOLLA Ismaël, avant de remercier le public venu assister à la projection.
Cette affluence remet également en question l’idée selon laquelle le Togo ne disposerait pas d’un véritable public cinéphile. « Il y a un public qui est là, qui n’attend que de se voir représenté à l’écran » a-t-il ajouté estimant que les spectateurs souhaitent retrouver leurs réalités, leurs personnages et leur quotidien dans les productions nationales.
Des moyens limités, mais une ambition intacte.
Comme de nombreux projets entrepreneuriaux et culturels, la production de Sikavi a dû composer avec des contraintes financières. Malgré l’absence d’un « budget de rêve », l’équipe a choisi de commencer avec les moyens disponibles, dans l’espoir de proposer une œuvre capable de toucher le public.
Après la projection consacrée à Agoè Cacaveli, une prochaine étape est annoncée à Adidogomé, sur le terrain d’Avédji-Franciscain, le 25 octobre prochain, afin de permettre à d’autres spectateurs de découvrir le film.
Une œuvre pensée pour toucher le plus grand public
Sikavi est un long métrage, dont la version présentée lors de cette projection était en langue éwé. Une version originale est également disponible. Ce choix répond à la volonté de l’équipe de rendre l’œuvre accessible à un public aussi large que possible. « Nous voulons que le film touche un maximum de personnes », a confié le producteur-réalisateur.
À travers cette démarche, Sikavi entend donc conjuguer récit local, ambition entrepreneuriale et promotion du cinéma togolais, avec l’espoir de contribuer à une meilleure représentation des réalités du pays sur les écrans.



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