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Nécrologie : Clément Atangana, le président du Conseil constitutionnel camerounais n’est plus

Le président du Conseil constitutionnel du Cameroun, Clément Atangana, est décédé ce dimanche 4 octobre 2026 en France, où il recevait des soins médicaux. Âgé de 85 ans, le magistrat hors hiérarchie laisse derrière lui une longue carrière au service de la justice camerounaise et une empreinte importante dans l’histoire institutionnelle du pays.

Le Conseil constitutionnel camerounais est en deuil. Clément Atangana, qui en assurait la présidence depuis la mise en place de cette institution, est décédé aux premières heures de ce dimanche 4 octobre 2026 en France, selon plusieurs sources concordantes.

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D’après des informations rapportées par des sources proches du dossier, le décès est survenu aux environs de 5 h 22 à l’Hôpital américain de Paris, où le haut magistrat avait été évacué quelques jours auparavant. Il y recevait des soins après plusieurs mois de prise en charge médicale.

Une figure majeure de la justice camerounaise

Âgé de 85 ans, Clément Atangana était une figure éminente de la magistrature camerounaise. Magistrat hors hiérarchie, il aura consacré plusieurs décennies à la justice avant d’accéder à la tête du Conseil constitutionnel, l’une des plus hautes institutions de l’État.

Sa disparition marque ainsi la fin du parcours d’un haut responsable qui aura accompagné plusieurs étapes de l’évolution institutionnelle du Cameroun. Premier président du Conseil constitutionnel, il incarnait, depuis la création de cette institution en 1996, l’une des principales figures de la justice constitutionnelle du pays.

La fin d’une génération de magistrats

Avec la disparition de Clément Atangana, c’est également une génération de hauts magistrats ayant contribué à la construction et à la consolidation des institutions judiciaires camerounaises qui s’efface progressivement.

Son parcours aura été intimement lié à l’évolution de l’appareil judiciaire et institutionnel du pays. Durant plusieurs décennies, son nom s’est imposé dans les milieux de la justice camerounaise, jusqu’à son accession à la présidence du Conseil constitutionnel.

Sa disparition laisse donc un vide institutionnel et humain. Dans les prochains jours, l’attention sera désormais tournée vers l’organisation des obsèques et les hommages qui lui seront rendus, tant par les institutions de la République que par sa communauté d’origine. Le Cameroun perd ainsi l’un de ses hauts magistrats

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