L’Institut Togolais des Auditeurs et Contrôleurs Internes (IIA Togo) a annoncé, jeudi 20 août 2026 à Lomé, la tenue de la 4ᵉ édition des Journées Ouest-Africaines de l’Audit Interne (JOAAI), du 23 au 25 septembre prochain à Lomé. Placée sous le thème « Audit interne, acteur majeur de la conduite du changement et de la transformation des organisations publiques et privées de l’Afrique de l’Ouest », la rencontre réunira professionnels, dirigeants, administrateurs, experts et universitaires autour d’un même enjeu : faire évoluer l’audit interne d’une fonction essentiellement tournée vers le contrôle vers un véritable outil de gouvernance, de maîtrise des risques et d’accompagnement de la transformation.
Trois jours pour repenser la fonction d’audit
Pendant trois jours, Lomé sera au centre des échanges consacrés à l’avenir de l’audit interne dans la sous-région. Organisées par l’IIA Togo, les JOAAI 2026 devraient réunir des participants des huit pays de l’UEMOA, ainsi que de la Guinée et de la Mauritanie. Administrateurs, directeurs généraux, auditeurs internes, inspecteurs, responsables du contrôle interne et de la conformité, risk managers, experts et universitaires participeront à des conférences plénières, panels et ateliers pratiques. L’objectif est de favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques, tout en apportant des réponses aux défis auxquels sont confrontées les organisations publiques et privées ouest-africaines.
Du contrôle à la conduite du changement
Pour l’IIA Togo, le contexte actuel impose une redéfinition du rôle de l’auditeur interne. Transformation numérique, complexification des risques, exigences de transparence, réformes administratives et impératifs de performance obligent les organisations à renforcer leurs dispositifs de gouvernance. Dans ce nouvel environnement, l’audit interne ne peut plus se limiter à vérifier la conformité des opérations déjà réalisées. Il doit également contribuer à l’anticipation des risques, à l’amélioration des processus et à l’éclairage de la décision. Le président de l’IIA Togo, Elfried Komlanvi Midokpoe, résume cette évolution en présentant l’audit interne comme « le contrôle du contrôle », avec une responsabilité particulière dans l’évaluation indépendante de l’efficacité des dispositifs de maîtrise des risques.
Dirigeants et auditeurs autour de la même table
L’édition 2026 accordera une place particulière au dialogue entre les professionnels de l’audit et les organes dirigeants. Une session dédiée aux administrateurs et aux directeurs généraux est notamment prévue le 23 septembre. Elle devra permettre d’interroger les attentes réciproques : que doivent attendre les conseils d’administration et les directions générales de l’audit interne ? Et, inversement, de quelles conditions la fonction d’audit a-t-elle besoin pour exercer pleinement sa mission ? Cette démarche vise à renforcer le positionnement stratégique de l’audit interne et à éviter qu’il soit perçu comme une simple fonction de contrôle ou de sanction. Les organisateurs entendent également mettre l’accent sur le secteur public, notamment sur la redevabilité, la maîtrise des risques et l’amélioration de la gestion des finances publiques.
Professionnaliser aujourd’hui pour mieux préparer demain
Au-delà des échanges entre professionnels, les JOAAI 2026 veulent aussi préparer la relève. Un espace sera consacré aux étudiants et aux jeunes intéressés par les métiers de l’audit et du contrôle interne, afin de leur présenter les exigences de la profession et les perspectives de carrière. L’IIA Togo entend parallèlement promouvoir la certification professionnelle et le renforcement des compétences. Créé en 2010, l’Institut se donne ainsi pour mission de contribuer à la professionnalisation de l’audit interne au Togo et de renforcer les échanges avec les acteurs de la sous-région. Avec cette quatrième édition des JOAAI, prévue du 23 au 25 septembre à Lomé, l’ambition est claire : faire de l’audit interne non plus seulement le regard porté sur ce qui a été fait, mais un levier permettant de sécuriser, d’améliorer et d’accompagner ce que les organisations veulent accomplir.



Laisser un commentaire