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Jeunesse francophone : Lomé ouvre le débat avant le sommet de Phnom Penh

Lomé accueille, les 1er et 2 octobre 2026, une consultation de la jeunesse francophone organisée en amont du XXe Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh, au Cambodge. La rencontre réunit des représentants de la jeunesse venus de plusieurs régions de l’espace francophone. Ouverte jeudi 1er octobre, la consultation vise à recueillir les attentes et propositions des jeunes afin d’alimenter les réflexions du prochain sommet. L’emploi et l’employabilité figurent notamment parmi les principales préoccupations abordées.

Organisée par le Réseau international de la jeunesse de la Francophonie (RIJF), avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’accompagnement des acteurs togolais, la rencontre entend favoriser le dialogue et la mise en commun des expériences.

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Au-delà des échanges, les participants sont invités à formuler des propositions concrètes susceptibles d’être portées auprès des chefs d’État et de gouvernement. L’objectif affiché est de renforcer la place des jeunes dans la construction de l’avenir de l’espace francophone.

Une consultation tournée vers l’action

La cérémonie d’ouverture a été marquée par Kodzo Dogbéda AGANO, secrétaire général du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, représentant le ministre. Saluant la présence des délégations au Togo, il a insisté sur la nécessité d’associer directement les jeunes aux grandes orientations de la Francophonie. « La participation des jeunes ne doit pas être symbolique, elle doit plutôt être effective, structurée et suivie des faits.»

Le représentant du gouvernement a également souligné l’importance de transformer les conclusions de la consultation en recommandations susceptibles d’être prises en compte dans les réflexions préparatoires au sommet de Phnom Penh. Il a par ailleurs rendu hommage aux autorités togolaises pour leur engagement en faveur de la jeunesse et de la coopération francophone.

L’OIF mise sur la voix des jeunesAu nom de la secrétaire générale de l’OIF, Caroline St-Hilaire, représentante de la secrétaire générale pour l’occasion, a rappelé que la jeunesse ne saurait être considérée uniquement comme une bénéficiaire des politiques publiques. Pour elle, les jeunes doivent participer à leur conception et à leur mise en œuvre. « Nous ne vous avons pas réunis pour vous demander ce que vous pensez. Nous vous avons réunis pour savoir ce que vous proposez. » a-t-elle déclaré

Elle a notamment évoqué la démarche engagée depuis 2020 à travers les consultations sur l’avenir de la Francophonie. Selon elle, la présente rencontre constitue une nouvelle étape permettant de faire émerger des propositions concrètes à soumettre aux dirigeants de l’espace francophone.

Emploi, autonomie et paix au cœur des échanges

Les travaux accordent une place particulière à l’emploi et à l’employabilité des jeunes, en lien avec le thème du prochain sommet : « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ». Formation, entrepreneuriat, accès à un emploi décent, autonomie et participation à la décision publique figurent ainsi parmi les préoccupations mises en avant.

Omar Didi, président du RIJF, a pour sa part insisté sur le rôle du réseau dans la structuration d’une voix collective de la jeunesse francophone.« Notre vocation est de mettre les jeunes en relation, de soutenir leurs initiatives et de transformer leurs préoccupations en propositions, puis en actions. »

Les participants sont appelés, durant ces deux jours, à confronter leurs expériences, à enrichir les contributions issues des consultations menées en amont et à dégager des priorités communes.

La consultation de Lomé se veut ainsi une étape préparatoire au XXe Sommet de la Francophonie. Les organisateurs souhaitent que les recommandations issues des échanges puissent être portées jusqu’à Phnom Penh et contribuer aux discussions des chefs d’État et de gouvernement.

Pour Caroline St-Hilaire, l’enjeu dépasse donc la simple expression des attentes de la jeunesse : il s’agit de faire émerger des propositions susceptibles d’être traduites en décisions et en actions. « Je ne souhaite pas seulement entendre ce que la jeunesse francophone attend de nous. Je veux entendre ce qu’elle propose de construire avec nous. »

Au terme des travaux, les contributions des jeunes devraient ainsi permettre de mieux structurer leur participation aux réflexions de la Francophonie et de donner une portée concrète à leur voix dans la préparation du prochain sommet.

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