À l’occasion du 36ᵉ anniversaire des événements du 5 octobre 1990, le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) rend hommage à celles et ceux qui ont contribué à l’ouverture de l’espace public togolais et appelle les nouvelles générations à faire de la démocratie une responsabilité collective.
Le 5 octobre 1990 demeure une date majeure dans l’histoire politique contemporaine du Togo. Trente-six ans après les événements qui ont marqué le début d’une nouvelle séquence politique dans le pays, le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) ravive la mémoire de cette période et insiste sur les enseignements à en tirer pour les générations actuelles et futures. Dans un communiqué publié ce 5 octobre 2026, le parti présente cette commémoration comme un « devoir de mémoire ».
Selon le PSR, les événements du 5 octobre 1990, survenus à la suite du procès de jeunes étudiants accusés notamment de distribution de tracts, ont provoqué une mobilisation populaire qui a contribué à ouvrir une nouvelle étape de l’histoire politique nationale. Cette dynamique devait progressivement conduire à l’ouverture du débat national, à la tenue de la Conférence nationale souveraine en 1991 et à l’instauration du pluralisme politique.
Hommage à ceux qui ont porté les aspirations démocratiques
Dans son communiqué, le PSR souligne le rôle joué par la jeunesse, les citoyens, les défenseurs des libertés ainsi que les organisations politiques et sociales dans le processus d’ouverture de l’espace public togolais. Le parti rend également hommage aux victimes et à toutes les personnes ayant œuvré, au cours de cette période, en faveur des libertés publiques, de la liberté d’expression, de la liberté d’association et du pluralisme politique.
Pour la formation politique dirigée par le Professeur WOLOU, la portée du 5 octobre ne saurait cependant être réduite à un simple rappel historique. Trente-six ans après, cette date doit continuer de servir de repère aux générations présentes. Le parti estime que l’histoire démontre que les libertés publiques ne sont jamais définitivement acquises et qu’elles exigent, dans la durée, responsabilité citoyenne, respect des institutions, dialogue et vigilance démocratique.
Le PSR appelle à regarder au-delà de la commémoration
Le parti entend également donner à cette commémoration une dimension prospective. Pour le PSR, se souvenir du 5 octobre 1990 doit permettre de réfléchir aux conditions nécessaires à la consolidation de l’État de droit, au respect des droits fondamentaux et à une participation citoyenne responsable.
Dans cette perspective, le PSR adresse un appel particulier à la jeunesse togolaise. Il l’invite à mieux connaître l’histoire politique du pays, à préserver la mémoire collective et à faire de la démocratie une véritable culture, fondée notamment sur la responsabilité, la tolérance, le respect de la dignité humaine et le dialogue.
Le Pacte socialiste pour le renouveau réaffirme la dimension collective de cet héritage historique : « Le 5 octobre 1990 appartient à l’histoire du peuple togolais » estimant que la mémoire de cette période appartient à tous et la démocratie demeure une responsabilité collective.



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