Lomé accueille, du 17 au 21 août 2026, un atelier régional consacré aux valeurs et aux approches en matière de culture de sûreté et de sécurité nucléaires. Organisée avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la rencontre réunit des délégations du Burkina Faso, du Burundi, des Comores, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo, ainsi que des experts internationaux venus notamment de Vienne, du Canada et du Burkina Faso.
À l’ouverture des travaux, le secrétaire permanent de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires (ANSSN), Prof. Tchaou Mazamaesso, a souligné que la sûreté et la sécurité nucléaires ne reposent pas uniquement sur des textes juridiques ou des dispositifs techniques, mais également sur une véritable culture organisationnelle. Celle-ci doit promouvoir la transparence, la rigueur, la responsabilité, le signalement des incidents et l’apprentissage continu. Il a rappelé les avancées réalisées par le Togo, notamment l’adoption de la loi n° 2020-006 du 10 juin 2020 et l’opérationnalisation de l’ANSSN en 2021.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, a insisté sur l’importance croissante des applications pacifiques du nucléaire dans des secteurs tels que la santé, l’agriculture, l’industrie, l’énergie et l’environnement. Selon lui, l’essor de ces technologies en Afrique doit impérativement s’accompagner d’un renforcement des capacités humaines, institutionnelles et réglementaires afin de garantir leur utilisation sûre, sécurisée et pacifique.
Le ministre a également mis en avant le positionnement croissant du Togo dans la gouvernance nucléaire internationale, notamment à travers son élection au Conseil des gouverneurs de l’AIEA pour la période 2025-2027. Il a présenté cette responsabilité comme une opportunité pour le pays de renforcer sa coopération internationale, de promouvoir les applications nucléaires au service du développement durable et d’accroître son influence dans les instances spécialisées. L’atelier de Lomé constitue, à cet égard, un cadre privilégié de partage d’expériences et d’harmonisation des pratiques entre États africains.
Durant cinq jours, les participants échangeront ainsi autour des principes fondamentaux de la culture de sûreté et de sécurité nucléaires, à travers des exposés, des études de cas, des exercices pratiques et des discussions entre pairs. Au-delà du renforcement des compétences, les travaux ambitionnent de consolider une dynamique régionale durable et un réseau d’acteurs engagés. Pour le Togo, cette rencontre traduit ainsi une volonté de faire de la sûreté et de la sécurité nucléaires un pilier de sa gouvernance et un levier de coopération au service d’une Afrique plus sûre et résiliente.
La rédaction



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