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Migration africaine : Lomé au cœur des discussions sur la libre circulation

Une réunion consultative de l’Union africaine consacrée à la création du Conseil consultatif sur les migrations (MAC) et à l’état de la libre circulation en Afrique s’est ouverte lundi 28 septembre 2026 à Lomé. Prévue jusqu’au 30 septembre, la rencontre rassemble des responsables africains et des acteurs du secteur migratoire autour des enjeux de mobilité sur le continent. Présidés par le ministre togolais de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, au nom du Chef de l’exécutif Faure Gnassingbé, les travaux portent notamment sur la gouvernance des migrations et des frontières, les expériences nationales en matière de circulation des personnes et les perspectives de renforcement de la coopération continentale.

Le choix de Lomé intervient alors que le Togo met en avant sa décision du 18 mai 2026 de faciliter l’entrée des ressortissants africains sur son territoire.Lomé, vitrine de l’engagement togolaisLa capitale togolaise accueille, du 28 au 30 septembre 2026, une importante réunion consultative consacrée à deux questions étroitement liées : la mise en place du Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations (MAC) et l’examen de l’état de la libre circulation en Afrique.

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À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, a présenté le choix de Lomé comme une illustration de l’engagement du Togo en faveur d’une intégration africaine davantage tournée vers la mobilité des personnes. Le Togo met en avant sa politique de visa

Au cœur du plaidoyer togolais figure la décision annoncée le 18 mai 2026 de dispenser les ressortissants de l’ensemble des pays africains de visa préalable, avec une entrée facilitée sur le territoire togolais sur présentation du passeport et la possibilité d’obtenir le visa à l’arrivée.

Pour Hodabalo Awaté, cette mesure traduit la volonté de faire de la mobilité un instrument de rapprochement entre les peuples africains, mais également un facteur d’échanges et de prospérité partagée. « L’Afrique ne peut construire son unité avec des frontières qui séparent davantage qu’elles ne relient », a-t-il déclaré.

Cette politique est également présentée comme s’inscrivant dans une dynamique de modernisation et de dématérialisation des procédures administratives. Elle intervient dans un contexte où la libre circulation demeure un enjeu majeur de l’intégration africaine.

Vers un nouveau cadre continental sur les migrations

Les travaux de Lomé interviennent vingt ans après l’adoption du Cadre de politique migratoire de l’Union africaine. Pour les participants, cette échéance constitue une occasion de dresser un état des lieux des acquis, d’identifier les obstacles persistants et de réfléchir aux réponses à apporter aux nouvelles réalités migratoires du continent.

Ces mutations sont liées notamment à la croissance démographique, à l’urbanisation, aux transformations économiques, aux besoins en main-d’œuvre, aux échanges commerciaux ainsi qu’aux mobilités étudiantes et professionnelles. Les crises et les changements environnementaux contribuent également à transformer les dynamiques migratoires africaines.

Les échanges doivent ainsi permettre de progresser vers la création effective du Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations et de renforcer la coopération entre les États sur la gouvernance des migrations et des frontières.

La libre circulation au centre des débats

La dimension économique de la mobilité occupe également une place importante dans les discussions. Le ministre Awaté a rappelé une déclaration faite en mai dernier lors d’une rencontre consacrée à la ZLECAf, selon laquelle « le temps des textes et des accords cède peu à peu la place au temps de l’exécution ». Une orientation qui, selon lui, doit aussi concerner la circulation des personnes.

De son côté, Dr Sabelo Mbokazi, responsable du département Travail, Emploi et Migration de la Commission de l’Union africaine, a salué les mesures prises par le Togo en matière de visa. Au cours des échanges, les participants doivent notamment confronter les expériences nationales en matière de libre circulation, examiner les mécanismes de gouvernance des migrations et des frontières et formuler des pistes susceptibles de renforcer la mobilité intra-africaine. L’enjeu est de rapprocher davantage les engagements de l’Union africaine des réalités vécues par les populations sur le continent.

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