À compter du 1er décembre 2026, la vente de Sodabi, de boissons fortement alcoolisées et de certaines boissons énergisantes sera interdite entre 20 heures et 6 heures du matin dans la commune de Kozah 1. Une décision municipale qui entend protéger la jeunesse, préserver la santé publique et garantir la tranquillité des populations. Pour les amateurs de boissons corsées, les soirées risquent désormais de se terminer plus tôt que prévu .
Dans la Kozah 1, les noctambules amateurs de Sodabi et autres boissons fortement alcoolisées devront bientôt revoir leur programme. À partir du 1er décembre prochain, il ne sera plus question de se ravitailler librement en ces breuvages entre 20 heures et 6 heures du matin. Même certaines boissons énergisantes sont dans le viseur. De quoi rappeler aux consommateurs que la nuit est aussi faite pour dormir, et pas uniquement pour faire la fête.
La mesure a été annoncée dans un communiqué radio signé le 12 octobre 2026 par le maire, Me N’DJELLE Abby Edah. Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’application de l’arrêté municipal n° 009 du 18 août 2026. L’objectif est clair : limiter les abus liés à la consommation de ces boissons et préserver la tranquillité publique. En somme, à Kozah 1, les bouteilles devront désormais respecter le couvre-feu, même si leurs propriétaires n’ont pas encore sommeil.
Les mineurs privés de tournée
Les autorités municipales rappellent également que la vente, l’offre et la distribution gratuite de Sodabi, de boissons fortement alcoolisées ou énergisantes aux mineurs sont strictement interdites. Autrement dit, les plus jeunes n’ont pas vocation à découvrir les joies ou les conséquences de ces breuvages avant l’âge autorisé. Offrir une bouteille à un mineur sous prétexte de générosité pourrait donc coûter bien plus cher qu’un simple geste de convivialité.
La réglementation ne s’arrête pas aux comptoirs. La commercialisation et la consommation de ces boissons sont interdites dans un rayon de 200 mètres autour des établissements scolaires, des centres de formation, des structures sanitaires, des lieux de culte et des bâtiments administratifs. Les marchés, les gares routières et les espaces publics non autorisés sont également concernés.
Les amateurs devront donc éviter de transformer les abords des écoles en bars improvisés ou les environs des lieux de culte en points de ravitaillement. À 200 mètres de certains endroits sensibles, mieux vaudra désormais vérifier ses habitudes avant de sortir la bouteille.Les bouteilles sous surveillance
Les producteurs, commerçants et exploitants sont, eux aussi, appelés à se conformer aux normes d’hygiène et de sécurité ainsi qu’aux obligations administratives en vigueur. Les ventes et consommations de ces boissons lors des manifestations sportives, culturelles ou officielles seront également soumises à une autorisation préalable.
Même les funérailles et les manifestations traditionnelles ne sont pas oubliées. Le communiqué met en garde contre la distribution et la consommation abusives de ces boissons lors de ces rassemblements, particulièrement lorsqu’elles sont susceptibles de troubler l’ordre public.
Le message est donc sans ambiguïté : la tradition ne saurait servir de passeport à tous les excès. Les festivités pourront se poursuivre, mais sans que les bouteilles ne prennent le contrôle des cérémonies. Car, lorsque la convivialité se transforme en désordre, ce sont souvent les organisateurs et les populations qui en paient le prix.
Sensibiliser avant de sévir
Avant l’entrée en vigueur de ces dispositions, une campagne d’information et de sensibilisation sera organisée dans les cantons, les villages, les quartiers et les marchés de Kozah 1. Le maire sollicite la participation des populations, des chefs traditionnels, des responsables communautaires ainsi que des associations de jeunes et de femmes.
Reste à savoir si les amateurs de Sodabi accueilleront cette nouvelle avec philosophie ou s’ils tenteront de négocier quelques minutes supplémentaires avec les vendeurs. Une chose est certaine : à partir du 1er décembre, à Kozah 1, les habitudes nocturnes devront s’adapter à la nouvelle réglementation.
Le défi sera désormais de faire comprendre que si les bouteilles peuvent attendre le matin, la santé publique, elle, ne peut pas toujours attendre le lendemain.
la rédaction



Laisser un commentaire