Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a procédé à une série de nominations à des postes stratégiques au sein des Forces armées togolaises (FAT) et de plusieurs structures clés de l’appareil sécuritaire. Ces changements, officialisés par décret, redessinent la chaîne de commandement militaire et renseignement du pays.
Au cœur de ce réaménagement figure le colonel Tchakpélé Aklesso, élevé au grade de général de brigade et nommé chef d’état-major général des Forces armées togolaises. Il succède au colonel Dimini, dont le départ marque un changement à la tête du commandement général des FAT.
Autre nomination majeure : le colonel Kilimou Mazama-Esso prend les fonctions de chef d’état-major particulier du président du Conseil, un poste stratégique au cœur du dispositif militaire de la présidence.Dans le secteur de l’aviation civile, le général de brigade aérienne Mama Agnidofè Essomoulam est nommé à la tête de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC).
Le mouvement touche également les différentes composantes des Forces armées. Le colonel Kombaté Latchambé est nommé chef d’état-major de l’armée de terre, tandis que le colonel Idrissou Ahabou prend les fonctions de chef d’état-major de l’armée de l’air.Le renseignement connaît lui aussi une nouvelle configuration. Le colonel Akakpo Ayéwalagni est nommé directeur de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Il sera secondé par Samarou Essowè, nommé directeur général adjoint de la même agence.
À travers cette série de nominations, le pouvoir togolais procède ainsi à une recomposition significative de plusieurs postes névralgiques de la défense, de la sécurité, du renseignement et de l’aviation civile. Un renouvellement du haut commandement qui intervient dans un contexte où la maîtrise de la chaîne sécuritaire demeure un enjeu majeur pour l’État togolais.



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