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Beauty Togo International Festival : une deuxième édition qui fait rayonner la beauté africaine au-delà des frontières

Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition du Beauty Togo International Festival. Lancée le 10 août à Baguida, cette rencontre dédiée à la beauté, à l’artisanat et à l’entrepreneuriat africains s’est achevée ce dimanche 16 août 2026 sur une note jugée largement positive par les organisateurs et les participants. Durant une semaine, professionnels de la beauté, artisans, entrepreneurs et exposants venus de différents pays ont partagé leurs savoir-faire, présenté leurs produits et noué de nouveaux partenariats.

Une deuxième édition au-delà des attentes

Pour ALEKE Adjo Ida, directrice de la maison de beauté IDA Style et promotrice du festival, le bilan de cette deuxième édition est particulièrement encourageant. « Le bilan de la deuxième édition est plutôt positif et même étonnant. La première édition s’était tenue l’année dernière à Hahotoé, et cette deuxième édition a réuni plus de pays que prévu. Je suis vraiment étonnée de cette réussite et je tiens à dire un grand merci aux partenaires qui nous ont accompagnés », a-t-elle déclaré.

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Cette progression traduit, selon la promotrice, l’intérêt croissant suscité par l’initiative et la volonté de faire du Togo un espace de rencontre pour les acteurs africains de la beauté et de l’artisanat.

Donner de la valeur à la beauté africaine

Au-delà de l’événementiel, le Beauty Togo International Festival entend porter un message : celui de la valorisation des savoir-faire locaux et africains. Coiffure, tresses, maquillage, soins de la peau, produits capillaires ou encore fabrication de produits de beauté constituent autant de secteurs que les organisateurs souhaitent davantage promouvoir. « L’objectif du Festival Beauty Togo, c’est d’abord de mettre en lumière la beauté africaine et les acteurs qui travaillent dans ce domaine ainsi que ceux qui fabriquent des produits pour la peau et les cheveux. Tout ce que nous faisons localement en Afrique, nous voulons vraiment le mettre en lumière afin de lui donner de la valeur et de permettre au public de mieux connaître notre savoir-faire », a expliqué ALEKE Adjo Ida.

Cette ambition s’inscrit ainsi dans une dynamique de professionnalisation d’un secteur qui représente, pour de nombreux jeunes et femmes, une source d’activité économique et d’autonomisation.

Des contraintes financières qui n’entament pas la détermination

Comme toute initiative de cette envergure, le festival n’a toutefois pas échappé aux difficultés. La promotrice évoque notamment les contraintes financières, la mobilisation du public et les exigences liées à l’accueil des participants étrangers. « La première difficulté est liée aux finances, parce qu’il y a beaucoup de choses à faire, surtout lorsque des participants étrangers sont présents : il faut assurer leur hébergement et prendre en charge beaucoup d’autres aspects. La deuxième difficulté concerne la mobilisation du public et la communication, qui nécessitent également d’importants moyens. Nous avons essayé de faire au mieux, avec la grâce de Dieu, nous avons pu avancer », a-t-elle souligné.

Une réalité également relevée par certains exposants. Venue de France avec l’établissement Vino et Saporie, Pierrette Honou salue la qualité de l’organisation tout en regrettant une mobilisation encore insuffisante du public. « L’événement a été bien organisé. Tout a été bien fait, notamment les stands, et beaucoup d’étrangers ont également apprécié l’initiative. Seulement, il n’y avait pas suffisamment de monde. Sinon, c’est une très bonne initiative et je suis très contente d’y avoir participé.» a-t-elle martelé avant de fixer le cap sur la prochaine édition. «L’année prochaine, pour la troisième édition, je participerai encore. Les gens s’intéressent aux produits», a-t-elle ajouté.

Du Togo au Burkina Faso, des partenariats qui se dessinent

La dimension internationale du festival s’est également traduite par la présence de professionnels venus de plusieurs pays du continent . Pour Mme Fatou Zongo, artisane de la beauté, coiffeuse, esthéticienne et présidente de l’Association des coiffeurs et esthéticiennes du Burkina Faso, la participation au festival a permis d’enrichir les connaissances et de créer de nouvelles opportunités.« Nous allons repartir au Burkina Faso avec beaucoup de connaissances acquises ici et avec de nombreux partenariats dans notre domaine d’activité. Nous avons également noué d’autres partenariats sur le marché. Je pense que le Togo et le Burkina Faso peuvent unir leurs forces pour obtenir de bons résultats dans le domaine de l’artisanat et de la beauté en Afrique », a-t-elle déclaré.

Au-delà des échanges professionnels, les ateliers et les défilés, les visites touristiques et historiques ont enrichi le séjour des participants. Il était question notamment de la découverte de sites liés à l’histoire du pays tels que Togoville et la Maison des esclaves à Agbodrafo. « Nous avons visité l’ancienne capitale du Togo, où nous avons découvert notamment les traces de la présence allemande. Nous avons également pris des pirogues pour traverser le lac et nous rendre dans un autre village. C’est vraiment une destination touristique que j’invite les Africains à venir découvrir. Nous avons aussi visité la Maison des esclaves, où j’ai beaucoup appris », s’est réjouie Mme Fatou Zongo.

Un festival appelé à changer d’échelle

Au terme de cette deuxième édition, les témoignages recueillis dessinent les contours d’un événement qui cherche progressivement à dépasser le simple cadre d’un rendez-vous consacré à la beauté. En mettant en relation professionnels, artisans, exposants et entrepreneurs de plusieurs pays africains, le Beauty Togo International Festival entend construire une plateforme de visibilité, d’échanges commerciaux, de transmission des savoir-faire et de coopération.

Le défi de la prochaine édition sera désormais de consolider ces acquis, d’élargir encore la participation internationale, mais aussi de renforcer la mobilisation du public et les capacités financières de l’organisation. Car derrière les coiffures, les soins, les produits cosmétiques et les créations artisanales, se joue une ambition plus vaste : faire de la beauté africaine un véritable levier de valorisation culturelle, d’entrepreneuriat et de développement économique.

Après Hahotoé en 2025 et cette deuxième édition marquée par une ouverture internationale accrue, le rendez-vous est désormais pris pour la troisième édition du Beauty Togo International Festival en 2027.

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