Projet SWEDD/Phase Pilote : le gouvernement lance « École de la Chance » pour former 1 500 jeunes filles dans le Grand Lomé

 

Le gouvernement togolais, à travers le Ministère de la Planification du Développement et le Ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, a lancé une nouvelle initiative de formation professionnelle dénommée « École de la Chance ». Mise en œuvre en partenariat avec l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM) et avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du Projet SWEDD+, cette phase pilote vise à favoriser l’insertion socio-économique des jeunes filles vulnérables.

Le programme ambitionne de former gratuitement 1 500 jeunes filles togolaises déscolarisées, sans emploi ou en situation de reconversion professionnelle, afin de renforcer leur autonomie économique et leur accès durable à l’emploi ou à l’auto-emploi.

Des formations qualifiantes axées sur les métiers porteurs

L’initiative prévoit des formations pratiques et qualifiantes d’une durée de trois à six mois, dispensées par des centres et ateliers agréés. L’objectif est de permettre aux bénéficiaires d’acquérir des compétences directement exploitables sur le marché du travail.

Les filières retenues concernent principalement des métiers à fort potentiel de revenus et d’insertion professionnelle, notamment :

la couture dame africaine ;

la mercerie ;

la broderie ;

la coiffure et le tressage ;

la confection de perruques ;

l’esthétique et le maquillage ;

la pédicure et la manucure.

Une phase pilote déployée dans le Grand Lomé

Pour cette première étape, le programme sera mis en œuvre exclusivement dans le District Autonome du Grand Lomé (DAGL). Les formations seront assurées par des structures professionnelles sélectionnées selon des critères stricts liés à la qualité des infrastructures, à l’expérience et à la capacité d’encadrement.

Les centres et ateliers candidats doivent notamment être légalement reconnus, justifier d’au moins cinq années d’expérience, disposer de formateurs qualifiés ainsi que d’équipements pédagogiques adaptés. Les autorités exigent également des infrastructures accessibles aux personnes en situation de handicap et, si possible, des capacités d’hébergement pour les apprenantes.

Conditions de participation pour les jeunes filles

Le programme est ouvert aux jeunes filles togolaises âgées de 18 à 24 ans, sans emploi, déscolarisées ou en reconversion professionnelle. Les candidates doivent être disponibles pendant toute la durée de la formation.

Les dossiers de candidature doivent comporter une pièce d’identité valide (CNI, e-ID, carte d’électeur ou document équivalent) ainsi qu’une attestation scolaire ou de formation, selon le profil de la candidate.

Dépôt des candidatures jusqu’au 20 mai

Les candidatures sont recevables du 06 au 20 mai 2026, tous les jours ouvrables de 07h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h30.

Les dossiers peuvent être déposés dans plusieurs structures, notamment :

les Chambres communales de métiers (CCOM) ;

la Chambre Régionale de Métiers du Grand Lomé à Bè-Château ;

l’UCRM à Casablanca ;

la Maison des jeunes d’Amadahomé ;

les centres de jeunes d’Adétikopé, Togblékopé et Avédji.

Les inscriptions peuvent également être effectuées en ligne grâce à un code QR mis à disposition par les organisateurs.

Un levier pour l’autonomisation économique des femmes

À travers « École de la Chance », les autorités togolaises entendent renforcer l’inclusion économique des jeunes filles et réduire les inégalités d’accès à la formation professionnelle. Le programme s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’entrepreneuriat féminin et de création d’opportunités durables pour les couches les plus vulnérables.

 

Le gouvernement rappelle enfin que le dépôt des dossiers et l’ensemble du processus d’inscription sont entièrement gratuits.

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