Coopération parlementaire: le Gabon et la Côte d’Ivoire misent sur le partage d’expériences à Lomé

Lomé, 9 avril 2026 – En marge de la 17 ème Conférence des présidents des Assemblées et de sections de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), les échanges bilatéraux occupent une place stratégique dans le renforcement des relations interparlementaires africaines.
Représentant le président de l’Assemblée nationale du Gabon, Roland Matsiendi, quatrième vice-président de l’institution, a souligné l’importance d’une coopération fondée sur des liens historiques solides. Selon lui, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations anciennes entre les parlements africains, avec une volonté affirmée de les « raffermir autant que possible ».

Un dialogue bilatéral au service du renforcement institutionnel
Mandaté pour transmettre le message du président de l’Assemblée nationale du Gabon, Michel-Régis Onanga Ndiaye, le député gabonais a mis en avant la nécessité de poursuivre les échanges avec ses homologues, notamment ceux de la Côte d’Ivoire. L’objectif est clair : permettre au Gabon de s’inspirer des bonnes pratiques ivoiriennes en matière de gouvernance parlementaire. Cette démarche s’inscrit dans une logique d’apprentissage mutuel, où les expériences nationales deviennent des leviers d’amélioration institutionnelle à l’échelle régionale.
Sécurité et processus électoraux au cœur des débats
La 17ᵉ conférence de l’APF, qui se tient du 7 au 9 avril 2026 à Lomé, aborde des thématiques majeures telles que la sécurité et la gouvernance politique, avec un accent particulier sur les processus électoraux en Afrique. Pour Roland Matseindi, ces discussions s’inscrivent dans la continuité des engagements de l’organisation : « Nous n’avons pas failli à cette tradition (…) et nous pensons que les conclusions seront de plus en plus acceptées par nos populations », a-t-il déclaré, rappelant que les parlementaires demeurent avant tout des représentants des peuples.
L’APF, un cadre stratégique face aux défis africains
Dans un contexte international marqué par une concurrence accrue entre les puissances, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie apparaît comme un espace essentiel de concertation. Elle permet aux parlementaires francophones de mutualiser leurs expériences et d’élaborer des réponses communes aux défis partagés.
« Ce que nous rencontrons au Gabon peut également se poser au Togo ou ailleurs », a fait observer Roland Matseindi, insistant sur la nécessité d’échanges multidimensionnels pour anticiper et résoudre les crises.
Une dynamique de convergence pour des solutions africaines
Au-delà des discours, cette conférence illustre une volonté croissante des parlements africains de s’approprier les enjeux contemporains, en favorisant des solutions endogènes. L’APF s’impose ainsi comme un outil de coopération incontournable, contribuant à la stabilité politique et au renforcement démocratique sur le continent.
La participation active des délégations témoigne d’un engagement collectif à faire de la diplomatie parlementaire un pilier du développement institutionnel africain.
Victor KOUTOWOU








