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Affaire Kémi Séba : la piste nigérienne s’invite dans la bataille d’extradition

L’affaire Kémi Séba connaît un nouveau rebondissement en Afrique du Sud. Lors des démarches engagées devant la justice sud-africaine, la défense de l’activiste panafricaniste entend s’appuyer sur son statut lié au Niger pour contester son éventuel transfert vers le Bénin. Ses avocats font notamment valoir l’existence d’un passeport diplomatique nigérien et souhaitent que cet élément soit pris en compte dans la procédure.

Cotonou maintient sa demande

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Le Bénin a, de son côté, engagé une procédure d’extradition afin d’obtenir le retour de Kémi Séba sur son territoire. L’activiste fait l’objet de poursuites au Bénin, notamment pour des faits qualifiés par les autorités judiciaires béninoises d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion ». Ces qualifications correspondent à des accusations dans le cadre d’une procédure en cours et ne constituent pas une déclaration de culpabilité.

Une procédure encore loin de son terme

Réunie à Pretoria le mercredi 23 septembre 2026, la justice sud-africaine n’a finalement pas tranché la demande d’extradition. Le dossier a été renvoyé au 20 novembre 2026. Une autre audience, consacrée au volet migratoire de l’affaire, est prévue le 6 octobre.

Un dossier aux dimensions régionales

En attendant ces nouvelles échéances judiciaires, le dossier Kémi Séba se déploie désormais sur plusieurs terrains : judiciaire, diplomatique et politique. La défense cherche à faire valoir les éléments liés à son statut nigérien, tandis que le Bénin poursuit sa démarche d’extradition. La justice sud-africaine devra donc examiner les différents aspects de la procédure avant de décider des suites à donner à la demande de Cotonou.

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