La Police nationale togolaise, à travers le Bureau central national INTERPOL Lomé, a commémoré ce lundi 7 septembre 2026, la Journée internationale de la coopération policière des Nations Unies. La cérémonie, présidée par le Commissaire divisionnaire de Police TCHENDO Kpatcha, représentant le ministre de la Sécurité, a réuni les officiers de police judiciaire ; les partenaires et les médias. Placée sous le thème « Protéger les personnes vulnérables, renforcer la confiance et la légitimité de l’action policière », cette célébration a mis en lumière le rôle stratégique de la coopération policière internationale face à une criminalité transnationale de plus en plus mobile et technologiquement sophistiquée.
La criminalité ne s’arrête plus aux frontières. Trafic de drogues, traite des personnes, cybercriminalité, fraude documentaire, blanchiment de capitaux, trafic d’armes ou encore criminalité organisée transnationale imposent désormais aux États de renforcer leurs mécanismes de coopération. C’est dans cette perspective que le Togo s’appuie sur le réseau mondial d’INTERPOL, qui rassemble 196 pays membres, afin de faciliter l’échange rapide et sécurisé d’informations avec les services de police étrangers.
Au cœur de ce dispositif se trouve le Bureau central national INTERPOL Lomé (BCN INTERPOL Lomé). Interface entre les services togolais chargés de l’application de la loi et le Secrétariat général d’INTERPOL à Lyon, en France, il facilite les demandes de coopération internationale, contribue à la localisation de personnes recherchées et permet notamment de vérifier des informations relatives aux véhicules, documents et objets signalés au niveau international. Son action vise ainsi à donner une dimension internationale aux investigations conduites par les services nationaux.
De l’information à l’action
La coopération policière repose avant tout sur la rapidité et la fiabilité de la circulation de l’information. Lorsqu’un besoin de coopération se présente, les informations peuvent être transmises de manière sécurisée à travers le réseau INTERPOL, notamment grâce au système I-24/7. Elles peuvent ensuite être vérifiées et exploitées dans les bases de données internationales avant de permettre, le cas échéant, une action des services compétents. Ce mécanisme favorise ainsi une meilleure coordination entre les forces de police de différents pays.Cette coopération apparaît particulièrement importante dans un contexte marqué par la transformation des réseaux criminels.
L’essor des technologies numériques offre en effet de nouveaux moyens d’action aux organisations criminelles et complexifie le travail des enquêteurs. Face à ces mutations, le renforcement des capacités techniques et opérationnelles, la formation spécialisée, le partage d’informations et la consolidation des partenariats régionaux et internationaux figurent parmi les priorités mises en avant.
La confiance au cœur de l’action policière
La célébration de cette journée n’a toutefois pas seulement porté sur les aspects opérationnels de la coopération policière. Le thème retenu en 2026 insiste également sur la protection des personnes vulnérables, la confiance des populations et la légitimité de l’action policière. Pour les autorités togolaises, l’efficacité de la lutte contre la criminalité doit donc aller de pair avec le respect de la loi, des droits fondamentaux et des principes d’éthique.
Prenant la parole à cette occasion, le Commissaire de Police de 1ère Classe DANKOMA Saguénda, Chef du BCN INTERPOL Lomé, a rappelé qu’« aucune nation ne peut faire face seule aux défis posés par la criminalité transnationale ». Il a réaffirmé l’engagement du BCN INTERPOL Lomé à soutenir les autorités nationales et à renforcer ses partenariats internationaux afin de contribuer à une meilleure protection des citoyens. À travers cette commémoration, Lomé entend ainsi rappeler que la sécurité collective repose aussi sur la solidarité, la confiance et une coopération policière internationale efficace.
Créée le 7 septembre 1923, la coopération policière internationale portée par INTERPOL demeure, plus d’un siècle après, un levier essentiel de la lutte contre une criminalité qui ignore les frontières. Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2022, cette journée internationale offre ainsi l’occasion de rappeler que la sécurité collective ne peut être durablement assurée sans une coopération étroite entre les services de police, fondée sur la confiance, la solidarité et le partage rapide et sécurisé de l’information. Une exigence qui, face à l’évolution constante des menaces transnationales, s’impose désormais comme une responsabilité commune.
Ocansey K.



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