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Ahézan 2026: Ahépé veut faire de la communion un moteur du développement

La 11ᵉ édition de la fête d’Ahézan s’est tenue samedi 5 septembre 2026 à Ahépé, dans la commune de Yoto 2. Placée sous le thème «Ahézan : Communion pour l’Élévation d’un peuple», la célébration a rassemblé les fils et filles du canton autour de la culture, de la cohésion sociale et des perspectives de développement local. Au-delà des festivités, les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous annuel un véritable instrument de mobilisation communautaire.

Une fête placée sous le signe de la communion

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Instituée comme un rendez-vous annuel de retrouvailles, Ahézan a réuni cette année encore les ressortissants d’Aépé venus de différents horizons. Agriculteurs, enseignants, commerçants, jeunes, femmes et membres de la diaspora ont pris part aux différentes activités, dans une atmosphère marquée par la convivialité et la célébration de l’identité culturelle du canton.

Pour les autorités municipales, cette mobilisation traduit l’importance croissante de la manifestation dans le renforcement de la cohésion locale. Le maire de la commune de Yoto 2, Koffi Assignon, a ainsi mis en avant la dimension fédératrice de l’événement et la nécessité de préserver cette dynamique collective. « Quand Ahépé est unie, Yoto est fort. Ahézan est le chemin de notre élévation », a déclaré le maire.

La culture au service du développement

Cette 11ᵉ édition ne s’est toutefois pas limitée aux réjouissances populaires. Les organisateurs souhaitent désormais faire du patrimoine culturel d’Ahépé un levier de développement économique. Danses traditionnelles, artisanat, langue wachi et valeurs d’hospitalité sont ainsi présentés comme autant d’atouts susceptibles de renforcer l’attractivité du canton.

L’enjeu est notamment de transformer ces richesses culturelles en opportunités pour les populations, particulièrement pour les jeunes et les femmes. Une orientation qui suppose, selon les autorités communales, un accompagnement des initiatives locales et une amélioration progressive des infrastructures. « Notre culture est une richesse. Si nous la valorisons, elle peut créer des emplois pour nos jeunes, attirer des visiteurs et faire rayonner le canton d’Ahépé », a souligné Koffi Assignon.

Trois priorités pour l’avenir du canton

Le thème retenu pour l’édition 2026 s’articule autour de trois axes majeurs : la consolidation des liens communautaires, le développement socio-économique et l’élévation des fils et filles d’Aépé. Pour EHLI Kossi Georges, président du comité d’organisation, la réussite du canton passe d’abord par la capacité de ses ressortissants à travailler ensemble. Sur le plan culturel, il s’agit de promouvoir l’amour, la tolérance et la compréhension mutuelle. Sur le plan économique, les organisateurs souhaitent encourager les initiatives dans les secteurs agricole, commercial et industriel. Enfin, une attention particulière est accordée au leadership des ressortissants d’Ahépé au Togo comme à l’étranger.

Le “Kakati” et la caravane, des temps forts populaires

La montée en puissance d’Ahézan repose également sur une programmation qui attire chaque année davantage de participants. Parmi les moments les plus attendus figurent notamment le “Kakati”, retraite aux flambeaux traditionnels, ainsi que la caravane, devenue l’un des symboles de la célébration.

Ces activités participent à donner à la manifestation une dimension populaire qui dépasse le cercle des familles et ressortissants du canton. Elles constituent également des occasions de dialogue, de retrouvailles entre générations et de retour au terroir pour de nombreux jeunes établis ailleurs. « La fête est devenue un grand rassemblement, un cadre de dialogue pour la population d’Ahépé », a affirmé Ehli Kossi Georges.

De « Hogbézan » à Ahézan, une manifestation en pleine évolution

L’histoire de la fête remonte à 2014, lorsqu’un groupe de jeunes d’Ahépé avait lancé le « Pique-nique Hogbézan », avec l’ambition de créer un espace de retrouvailles dédié aux fils et filles du canton. Au fil des éditions, la manifestation s’est structurée, élargie et a finalement pris le nom d’Ahézan.

Onze ans plus tard, le rendez-vous ne se limite plus à une rencontre entre ressortissants. Il attire également des visiteurs extérieurs et tend à devenir une vitrine du patrimoine d’Aépé. Cette évolution nourrit l’ambition des organisateurs d’utiliser la fête comme un espace de réflexion et de mobilisation autour des enjeux du développement local. « Le message que nous voulons faire passer, c’est que les fils et filles d’Ahépé doivent rester attachés à leur patrimoine, mais aussi être capables d’innover et d’entreprendre pour transformer leur communauté », a indiqué le président du comité d’organisation, EHLI Kossi

La diaspora appelée à investir dans le canton

À l’issue de cette 11ᵉ édition, les autorités communales ont appelé les différentes composantes de la communauté à transformer la communion célébrée pendant Ahézan en actions concrètes. Les jeunes sont invités à privilégier l’innovation et l’entrepreneuriat, tandis que les femmes devraient bénéficier d’un accompagnement accru à travers leurs groupements et initiatives économiques.

La diaspora occupe également une place importante dans cette stratégie. Les ressortissants vivant à l’étranger sont encouragés à investir dans des projets susceptibles de créer de la valeur et des emplois dans leur localité d’origine. « Ahépé a besoin de vous. Venez investir, venez bâtir. Ahézan est le moment idéal pour poser la première pierre », a lancé le Maire Koffi Assignon à l’endroit de la diaspora.

Transformer la communion en projets concrets

Au-delà de son caractère festif, Ahézan cherche donc à franchir une nouvelle étape : passer d’un espace de retrouvailles à un cadre permanent de mobilisation en faveur du développement. Pour les organisateurs, l’unité retrouvée doit désormais déboucher sur des initiatives collectives, des investissements et des projets structurants.

L’objectif affiché est de faire de la solidarité entre ressortissants un véritable capital social au service du canton. Une ambition qui repose sur la capacité des fils et filles d’Ahépé à conjuguer attachement au patrimoine, engagement communautaire et innovation économique. « Nous avons beaucoup d’espoir qu’Ahépé va se construire à partir de cette fête et que bientôt l’amour, le ciment qui va relier tous les fils et filles d’Ahépé, fera que les populations vont monter des projets ensemble et faire de gros investissements pour créer des emplois », a déclaré Ehli Kossi.

Après onze éditions, Ahézan entend ainsi changer d’échelle. De simple fête de retrouvailles, la manifestation veut devenir un rendez-vous majeur de la vie culturelle, sociale et économique d’Ahépé, avec une conviction désormais clairement affichée : l’unité des populations peut constituer le premier levier de transformation et de développement du canton.

La rédaction

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