11ᵉ revue annuelle de l’UEMOA : le Togo invité à renforcer l’application des réformes communautaires

À l’occasion de la 11ᵉ revue annuelle de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, les autorités togolaises et les représentants de la Commission de l’Union ont examiné, ce lundi 11 mai à Lomé, les résultats de l’évaluation de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au titre de l’année 2025.
Les travaux ont réuni une délégation de la Commission de l’UEMOA conduite par Abdoulaye Diop et des représentants du gouvernement togolais emmenés par Georges Essowè Barcola.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du mécanisme annuel de suivi-évaluation des engagements communautaires pris par les États membres de l’Union. Les échanges ont principalement porté sur les conclusions de la revue technique tenue en novembre 2025, avec pour objectif d’apprécier le niveau d’application des textes communautaires ainsi que l’état d’exécution des projets de l’organisation sous-régionale.
Au cours des discussions, le ministre Georges Barcola a salué les progrès enregistrés grâce aux réformes impulsées par l’UEMOA. Il a notamment mis en avant la modernisation des finances publiques à travers la budgétisation par programme, l’harmonisation des procédures douanières destinée à fluidifier les échanges commerciaux entre les États membres, ainsi que les avancées en matière de gouvernance économique.
Toutefois, l’évaluation de l’année 2025 met en évidence un ralentissement du rythme de mise en œuvre des réformes au Togo. Le taux global d’exécution est passé de 77,9 % en 2024 à 68,7 % en 2025. Selon les conclusions de la revue, cette baisse s’explique essentiellement par des retards dans la transposition de certaines directives communautaires, notamment celles relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement illicite.
Plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, la culture et l’artisanat, ont également enregistré des contre-performances, poussant les responsables communautaires à appeler à un renforcement de la coordination entre les institutions nationales et les organes de l’Union.
Malgré ces insuffisances, les programmes et projets communautaires affichent des indicateurs globalement satisfaisants. Le taux d’exécution des projets atteint désormais 91,6 %, tandis que le taux de décaissement dépasse les 83 %.
Pour les responsables de l’UEMOA, ces résultats traduisent la volonté des États membres de poursuivre les réformes structurelles engagées afin de consolider l’intégration économique régionale, stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie des populations de l’espace communautaire.
La rédaction








